Le peuple Métis est un des trois peuples autochtones du Canada avec les Amérindiens et les Inuits. art.35 loi constitutionnel (1)

Cette reconnaissance acquise au palier du gouvernement fédéral ne confère pour l’instant aucun pouvoir ou droit ancestraux et territoriaux.

Les Métis dans les provinces à l’Ouest de l’Outaouais, retrouvent graduellement leurs droits ancestraux. Ces Métis de l’Ouest sont plus avancés dans leur quête de reconnaissance. En effet depuis l’époque de Louis Riel, l’histoire a conservé des écrits, des ententes, des traités etc. En contrepartie, nos ancêtres au Québec ont plutôt transmis leur culture par l’oralité. Ainsi va le peu de traces documentées cachées ou dérobées. Le conquérant écrit l’histoire dit-on. Nonobstant le fait que la colonisation de l’Amérique par les européens s’est amorcée depuis la Côte Atlantique et le Saint-Laurent, la Communauté métisse du Domaine  accuse un certain retard. Notre histoire en tant que Métis doit donc être réécrite et revalorisée. Il est impératif que nous nous rassemblions afin de dialoguer et de consolider notre identité et valoriser notre héritage culturel.

Conséquemment nous assistons actuellement à l’émergence d’une renaissance et une reprise sur notre identité métisse qui se traduit tant au niveau sociale, organisationnelle, juridique, culturelle et spirituelle. Effectivement, notre Communauté contemporaine s’est donné les outils pour ressusciter ses origines euro-amérindiennes et ainsi retrouver ses lettres de noblesse. La Communauté métisse du Domaine du Roy et de la Seigneurie de Mingan est la première Nation métisse québécoise à revendiquer ses droits selon l’article 35 de la loi constitutionnelle de 1982. Elle est actuellement devant les tribunaux afin de faire reconnaître ses droits.

Les Métis forment un Peuple autochtone distinct, détenteurs de droits autochtones reconnus à l’article 35 ; ils ont ainsi droit de réclamer le statut particulier qui s’y rattache. Afin de parvenir à la réconciliation, tous les intervenants, c’est-à-dire les gouvernements fédéraux, provinciaux et territoriaux, ainsi que les Peuples autochtones et non-autochtones doivent s’approprier la responsabilité de leurs actes, l’objectif ultime étant cette réconciliation. (2)

Pour y parvenir, les premiers pas sont la reconnaissance et la restitution de nos droits ancestraux et territoriaux.

(1) (art.35) l’article 35 de la loi constitutionnelle de 1982 précise que « Dans la présente loi « peuples autochtones du Canada » s’entend notamment des indiens, des Inuits et des Métis.

(2) Cet extrait est tiré du Rapport de représentant spécial sur la réconciliation avec les Métis. Rapport présenté par Me Thomas Isaac, « une question d’importance nationale et constitutionnelle » remis au ministre des affaires autochtones, 14 juin 2016.

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